30 mars 2006

A propos de la suite du mouvement ...

Bonjour,

vous avez été nombreux à nous laisser des commentaires concernant la suite du mouvement et l'AG d'hier. Tout d'abord, je tiens à préciser car il semble que cela n'ait pas été clair pour certain que le blocus actuel n'est EN AUCUN CAS un blocus partiel !

Sinon, au vu des récents événements, à savoir la directive de M. De Robien concernant le déblocage des lycées, une réunion extraordinaire s'est tenue, en conséquences d'un mouvement de masse, ce matin en présence :

  • du personnel administratif
  • des représentants des parents d'élèves PEEP et FCPE
  • des représentants des professeurs
  • des représentants élèves du mouvement anti-blocage
  • des représentants élèves du comité Stop CPE

Il a ainsi été décidé, qu'une AG se tiendrait demain, soit le VENDREDI 31 MARS À 8H, afin de voter une nouvelle fois. Il est important de noter, qu'afin d'éviter tout débordement, les lycéens sont priés de se munir d'une pièce justificative de leur appartenance au lycée Robespierre (carte de cantine, carte de lycéen, carnet de correspondance ...).

Nous vous demandons à tous de transmettre le message, UN MAXIMUM DE PERSONNE DOIT ETRE PRESENT.

Merci d'avance,

à demain.

Le comité Stop CPE.

Posté par Neo_nderthalis à 13:32 - Commentaires [47] - Permalien [#]


Commentaires sur A propos de la suite du mouvement ...

    Bonjour,

    Serait-il possible de savoir ce qui a été dit pendant la réunion de ce matin (en résumé) ?

    Et puis l'AG de demain matin sera faites pour décider de quoi :-reconduction du blocus,
    -création d'un blocus partiel avec les terminales,
    -suppression du blocus.

    Et je souhaiterais dire au passage que le travail que vous avez fait (les bloqueurs) est formidable, on ne voit pas autant de volonté chez tous les lycéens, car personnellement, j'aurait aimé participer au blocus avec vous, mais pour mes parents c'était "Hors de question !!!"

    Et pour finir :

    DE VILLEPIN, CASSE TOI AVEC TON C.P.E. DE M.... !!!

    Salut à tous !

    Posté par villepindehors, 30 mars 2006 à 14:08 | | Répondre
  • question

    est-ce que vous pouvez nous informer sur le site les actions ou les mouvements qui vont se dérouler hors du lycée comme ce matin à carnot ???
    Merci

    Posté par anticpe, 30 mars 2006 à 14:31 | | Répondre
  • IDéE DE MANIFESTATION

    Samedi le départ de la course cycliste la boucle de l'artoi se fait à Arras.C'est une occasion unique ou on peut répondre présent.

    Posté par anticpe, 30 mars 2006 à 17:29 | | Répondre
  • une petite question...

    bjr,seré t il possible de savoir si le blocus n'est pa s reconduit y aura t il cour immédiatement ou lé cours reprendront ils lundi???sinn 2m1 il faut venir nbreu pour ou contre le blocus!!!!il fo défendre sa cause!!!répondez svp merci davance

    Posté par viré moi ce cpe, 30 mars 2006 à 17:30 | | Répondre
  • Réponses diverses

    Bonjour,

    tout d'abord la réunion de ce matin portait particulièrement sur les modalités de l'AG de demain que vous découvrirez lors de cette même AG.
    Ensuite, concernant les actions et les mouvements et à la demande d'autres posteurs, je vais tenter de mettre en place un forum qui servira également d'espace de débat.
    J'en parlerais aux autres membres pour l'idée de la boucle, ça peut être pas mal effectivement
    Si le blocus est reconduit, les cours reprendront immédiatement.

    Voilà je crois que j'ai fait le tour ...

    Posté par Neo_nderthalis, 30 mars 2006 à 18:31 | | Répondre
  • heu...neo il y a un truc pas claire"Si le blocus est reconduit, les cours reprendront immédiatement"(ou c moi qui deglingue)

    Posté par contrecpecne, 30 mars 2006 à 18:49 | | Répondre
  • Oui il s'est trompé ^^

    Posté par Marina, 30 mars 2006 à 19:11 | | Répondre
  • Cool !!

    Ca fait plaisir car depuis pas mal de temps on se fait tjs traité sur les commentaires par ceux qui se disent "anti-bloqueurs".
    Ce matin je pense qu'on a été surpri de tt c'qui s'est dit. Perso jsuis contente pq y'a pas eu de débordements notables, et en tps que "bloqueuse" on a réussi !!!
    Cet aprem on était a Lille,c 'était assez... ToRiDe !!! Mais on est tous encore + motivés et il faut vraiment continuer...Alors demain venez venez venez !!!
    Ety s'il vous plait, il ne faut pas arreter, à l'heure qu'il est le conseil constitutionnelle a accepté le CPE. Est ce qu'il faut qd mm s'arréter là ?????

    Allez, "on compte sur vous",lol

    Posté par Sofi, 30 mars 2006 à 19:42 | | Répondre
  • J'en aurais pleuré des heures !

    Bonsoir à toutes et à tous

    (je vais parler personnellement)

    Je suis rentré de Lille où s'est deroulée une manif'.
    Un bon millier de mobilisés formait un cortège plus que calme. Je faisais partie de du "service d'ordre" (les nez rouges). Pas un oeuf à deplorer, pas une tension quelconque. La manif' la plus calme que je n'ai jamais vécue....

    Et après la charge, totalement injustifiée, d'une bande de CRS déchainés et sans pitié où j'ai vu de loin mes amis et mes compatriotes se faire gazer... (car j'ai eu "la chance" desubir la charge de loin).
    Je dois vous dire qu'une fureur s'est emparée de moi, une telle fureur que j'en ai pleuré, une fois chez moi, pendant près de 2 heures.

    Nous ne sommes definitivement plus en démocratie mais bien en régime totalitariste non affiché !

    Apres l'insécurité occasionnée par Sarko, l'incertitude si bien revendiquée par Villepin et l'insurrection imposée par de Robien, voila l'insurrection des rues...

    Que ceux qui ne sentent pas concerné par tout ce qui se trame, n'osent JAMAIS regarder leurs enfants dans les yeux, qu'ils n'osent JAMAIS pretendre se battre pour l'avenir et le bonheur de leur progeniture !

    Que tous ceux qui jouent les fatalistes, ne me croisent pas dans aucun des couloirs de Robes' !

    Je n'etais pas prêt à me mettre la moitié de Robes à dos pour continuer le blocus, je n'etais pas prêt a sacrifier mon année pour ce meme blocus, mais apres ce que j'ai moi-meme vecu, une rage s'est emparée de moi qui me poussera a me battre jusqu'a mon dernier souffle pour pouvoir encore contempler un champ de fleurs et non un champ de Buildings pourris par la bourse...

    A ceux qui ne se sentent toujours pas concernés, sachez que dors et deja, je vous hais et vous execre jusqu'au plus haut point !

    Je ne souhaite pas le bonsoir à ceux la !

    Pach

    Posté par Pach, 30 mars 2006 à 20:32 | | Répondre
  • Coup de gueule

    Bonjour, ce soir le conseil constitutionnel a décidé de maintenir le CPE, et ce malgré toutes les manifestations, et autres actions effectuées ces derniers temps. Le gouvernement écoute-t-il vraiment la jeunesse, veut-il vraiment instaurer un dialogue? Est-ce vraiment ce contrat qui va aider le chômage à baisser? Je ne pense pas. En effet, comme vous le savez tous, le CPE n'est pas un contrat qui nous aidera dans notre avenir. Notre "cher" ministre, M. De Villepin, considère que son contrat est révolutionnaire. Il l'est en effet, mais pas dans le sens qu'il le prétend. Ces 2 semaines et demi de blocus doivent servir à quelque-chose, cependant on ne voit aucune action de la part du gouvernement nous permettant de dire que le blocus a réellement été considéré. Il ne faut pas que le blocus soit levé. Bien sûr je suis d'accord avec les idées de chacun, la liberté d'opinion je la respecte. Mais selon moi, un blocus de 2 semaines et demi amenant à un maintien du CPE, je pense que tout cela n'aura strictement servi à rien si on s'arrête maintenant. Il faut se dire que le blocus a servi, personnellement je ne serait pas tranquille en me disant que j'ai participé à un blocus, qui sera finalement retiré à l'heure où la jeunesse ne doit pas céder face à un gouvernement qui, comme chacun le sait, n'écoute rien ! Si on abandonne maintenant, on ne ferait que faire plaisir à notre cher Premier ministre, qui n'attend que ça, que l'on s'avoue vaincus! Si certains (et même beaucoup) veulent reprendre les cours, uniquement par soucis des examens, ces personnes peuvent très bien, plutôt que de rester chez eux à ne rien faire, tenter de s'avancer dans le programme, et pour cela il existe la médiathèque à Arras, Internet, les bouquins de cours, etc... Je pense que les terminales (qui sont les personnes désirant le plus arrêter le blocus) sont suffisamment matures pour trouver un moyen de travailler chez eux! Il ne faut pas croire que seul un travail avec un professeur permettra de connaître son cours! En effet, en Terminale on nous demande beaucoup de travail personnel, et c'est justement ça qu'il faut réussir à faire, travailler chez soi. Pas mal de professeurs nous donnent des cours, par le biais d'internet ou de polycopiés, nous sommes soutenus par beaucoup de monde! Et je voudrais ajouter une chose, on sait tous que Gilles de Robien a demandé aux proviseurs d'envoyer la police "nettoyer" les lycées des bloqueurs. Est-ce là le "dialogue" désiré par le gouvernement? Est-ce en envoyant la police, et donc amener, forcément, à des violences, que le gouvernement veut dialoguer avec nous? Ce n'est qu'une manière de faire stopper le mouvement par le biais de la police, et d'être tranquille avec le problème de la jeunesse. C'est pour moi une preuve que le mouvement a de l'effet. Si le gouvernement se foutait réellement du blocage des lycées et facultés, il n'aurait pas employé cette mesure. C'est pour cela qu'il nous faut continuer le blocus.

    PS : Je tiens également à citer les dégradations ayant été faites dans le lycée, c'est à dire l'insertion de silicone dans les serrures, durant cette nuit. Pendant tout le temps du blocage, les élèves étaient présents dans le lycée la nuit. Et la seule nuit où ils s'en vont, il y a des problèmes. Cela tient à prouver que les bloqueurs ne sont pas des saltimbanques. Ceux qui disent cela, que voient-ils? Ils ne voient que les moments de détente de la part des bloqueurs, car ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'un travail énorme est effectué derrière ça, et je tiens à les soutenir vivement, et à les féliciter pour toutes leurs actions exemplaires. De plus, peuvent-ils réellement les considérer comme des moins que rien, alors que ceux-ci se battent pour une cause juste visant à améliorer notre avenir. Car ce mouvement n'est pas un mouvement basé sur le désir de sécher les cours, mais réellement pour l'avenir de tous. C'est bien pour cela que je dis que le travail personnel est essentiel, car nous nous devons de poursuivre le mouvement, à l'heure où la France entière se mobilise. Des lycées n'ayant pas participé ces derniers temps commencent à agir depuis l'intervention de M de Robien. Nous tous, tous les anti-CPE, nous devons de faire face à ce contrat. Il ne faut pas lâcher prise maintenant, il faut continuer.

    Bravo à tous les membres de l'association Anti-CPE qui se mobilisent chaque jour activement.
    Bien amicalement, Sramaru.

    Posté par Sramaru, 30 mars 2006 à 20:59 | | Répondre
  • franchement tu ferais mieux de la mettre en veilleuse tout ce que tu vas réussir à faire avec tes propos c'est à faire monter la violence en disant que c'est en travaillant chez soit que c'est la solution je suis dsl mais après 2semaines de bloquage....FAUT ARRETER DE NOUS PRENDRE POUR DES CONS!!!!!!!!!!!
    MERDE à vous!!!!!!!
    LIBERTE à l'éducation!!!!!!!!!!bande d'égoîstes

    Posté par terminalencolère, 30 mars 2006 à 21:05 | | Répondre
  • Quelle haine...

    Puis-je te demander si pendant le blocus tu as travaillé chez toi? Où as-tu passé ton temps à maudire les bloqueurs? Et pourquoi employer directement des propos aussi haineux que les tiens? Il faut savoir dialoguer dans la vie...
    Et dire que ce texte est d'un tempérament égoïste, ça me dépasse....

    Posté par Sramaru, 30 mars 2006 à 21:12 | | Répondre
  • marre

    Oui je travaille chez moi mais tout le monde n'as pas les mêmes facilités je tiens à le dire!!!
    on été d'accord pour une semaine puis 2 et pour finir on nous ment sur la reprise des cours, je suis désolé mais la tension monte surtout qu'il ya le bac à la fin de l'année!!
    je ne comprends pas qu'on laisse entrer les prépas soit disant parce qu'ils ont des concours à la fin de l'année et les terminales ils ont quoi eux??le bac n'est pas un jeux, et l'éducation n'on plus!!
    dans ce cas là les profs on a qu'a tous les virer car ils ne servent plus à rien si je dois comprendre, car c'est ce que tu soutiens indirectement!!!
    le lycée ne vous appertient pas ne l'oubliez pas!!!

    Posté par terminalencolère, 30 mars 2006 à 21:14 | | Répondre
  • Non

    Je ne soutiens pas le fait que les profs ne servent à rien, je soutiens le fait que le travail personnel peut aider à ne pas trop prendre de retard. Oui, les profs sont utiles, je ne dis pas le contraire. C'est vrai que le blocage nous donne du retard, mais on peut restreindre ce retard par le travail personnel. J'admet avoir commis une erreur dans la phrase citant les professeurs, et je m'en excuse. Mais sache que si tu vas à la Fac tu ne seras pas autant aidé par les professeurs présents. Derrière 20H de cours, 20H de travail personnel sont requises.

    Posté par Sramaru, 30 mars 2006 à 21:21 | | Répondre
  • Action du gvt complétement idiote

    Je ne suis pas personnellement contre le CPE mais je suis d'accord sur le fait que le comportement du gouvernement est totalement débile. Par contre, rien ne doit etre reproché à l'assemblée : elle n'a pas a tenir compte de l'opinion mais doit simplement vérifier que le texte est constitutionnel.
    Je comprend donc les bloqueurs mais je les désaprouve : si le gvt se fout de la jeunesse, croyez vous que bloquer les lycée va la géner.
    Faites des actions de plus d'éclat, ds gros coup : vous aurez plus de soutien que vous ne le pensez. Mais laissez nous travailler , on a le bac a la fin de l'année.

    PS A tout ceux qui mettent des messages sur ce blog/ ayez le courage d'assumer ce que vous écrivez et signez de votre nom et pas avec des pseudos idiots.

    PPS : demain, il faut que tout le monde soit rentré dans le lycée avant 8h15 ; aprésles portes seront fermées. Et n'oubliez pas vos piéces d'identité (carnet ou carte de cantine) pour pouvoir voter

    Posté par Jean, 30 mars 2006 à 21:24 | | Répondre
  • Petite question à terminalencolère

    Es-tu pour ou contre le C.P.E?

    Posté par maria, terminale, 30 mars 2006 à 21:31 | | Répondre
  • CRS ou GM ??

    Mouarf m'enfin moi ce que je pense de ce blocus c'est total inutile...c'est juste mon opinion mais bon.Je pense sincèrement qu'il aurait été plus "judicieux" de bloquer comme carnot ce matin des accès plutôt que des bahut...ça sert à rien sauf à ramener des gars qui n'attendent que leur adjudant leur sorte "tuez-les tous dieu fera le tri...". rendez-vous compte les gars contre des CRS ou de GM avec des combi anti-émeutes vous n'avez aucunes chances !! Alors sauvez votre peau, calmez le jeu et faites des actions en dehors des bahut.
    Vous qui êtes tant démocratiques que cela, mettez vous cette phrase dans le crâne:

    "LA LIBERTE S'ARRETE LA OU COMMENCE CELLE DES AUTRES" c'est-à-dire que si X veut rentrer étudier, c'est son droit.
    Vous pouvez sinon établir un systeme comme carnot: ceux qui veulent aller en cour y vont, ceux qui ne veulent pas n'y vont pas mais il n'y a pas de lettres d'absences ou de sanction.L'éléve est donc dans son droit mais reste dans la responsabilité de son autodidactisme (ça se dit? oO" joker...)

    Bref...réflechissez car un tonfa j'vous assure ça fait TRES mal...surtout dans la face...xX"

    Merci de m'avoir écouté.

    Bonne soirée à tous

    Posté par CounterBlocusXXX, 30 mars 2006 à 21:36 | | Répondre
  • Réponse à Jean

    Avant de critiquer ceux qui ont des pseudos selon toi "idiots" commenses par donner ton nom de famille et ta classe car ok tu t'appelles Jean mais tu n'es pas le seul! Pour beaucoup nous ne savons pas malgré tout qui tu es!

    Posté par maria, terminale, 30 mars 2006 à 21:38 | | Répondre
  • stop au blocus!!

    Depuis le debut nous ne faisons que dialoguer et subir les votes a repetition qui se terminent toujours de la meme facon: blocus! je ne pense pas que toutes les personnes votant pour le blocus aient de reelle conviction,mais esperent juste etre en vacance. il y peu de gens de robes aux manifs! demandez vous pourquoi. Vous croyez que certains vont se bouger le cul alors qu'ils sont en pseudo vacance. Ce qui en reviens a ce que je disais precedemment. Ils veulent des vacances pas se mobiliser. Les terminales en ont marre et ont peur pour leur bac. Ce qui est logique. 3 semaines de cours n'est pas ratrapable! nous le savons tous!! c'est pourquoi il est necessaire d'arreter ce blocus qui de toute facon ne sert a rien. Vous allez me repondre, mais si,on a des reunions, on organise les manifs etc... Un lycée n'a pas besoin d'etre bloqué pour cela. La meilleur facon etait de suivre les cours tout en faisant des reunions et toutes autres organisations pendant votre temps libre.

    Posté par anti-blocus, 30 mars 2006 à 21:41 | | Répondre
  • Moi aussi j'en pleurerai Pach...

    Je n'attise pas la haine, je suis pacifiste, je veux avoir mon bac...

    Mais peut-on s'arrêté a cela?

    Notre "compagnon" terminalencolère nous accuse d'être égoiste... doit-on lui rappeler que 45 pourcents des terminales sont pour le blocus..?

    Crois tu qu'il s'agisse de 45 pourcents de mecs qui n'en ont rien a faire de leur bac et qui veulent être en vacances?? 45 pourcents des terminales sont près a sacrifier leur bac, leur année, leur mention (si je veux avoir mon concours il me faut une mention très bien que je n'aurais surement pas)!

    vous voulez retourner en cours, parce que vous avez peur pour votre bac a vous,ou pour celui de vos proche, mais vous ne pensez pas une seconde aux générations qui vont subir votre immobilisme !!

    tu parles d'égoisme! pourras tu te regarder dans une glace lorsque tes enfants te demanderont pourquoi on est dans un pays totalitaire ou le gouvernement ne nous écoute pas, et ou les patrons nous offrent des super contrats a la con !!

    je n'aimerai pas être a ta place...

    amicalement, au pis non en fait..!

    chiamata

    Posté par Chiamata, 30 mars 2006 à 21:51 | | Répondre
  • Ok

    Pour commencer, je vais dire un beau "JE VOUS EMMERDE !" à tous les soit-disants travailleurs volontaires qui n'auront rien foutus de leur année pour la plupart et qui rejettent la faute de leur echec scolaire sur les "bloqueurs". Oui, si les cours reprennent, je fouterai personnellement mon poing dans la gueule au premier qui dira "Merde, Maths, c'est chiant !".

    Ensuite je demanderai à tous de lire le post que j'ai publié dans le dernier message, pour ainsi vous dire que je hairai jusqu'a la fin de ma vie les gens qui ne sentent pas concernés par la crise actuelle... C'est la plus belle preuve d'un egoisme pervers qui ne menera de toute maniere à rien sauf a un plantage de dents méchant !!!

    Democratique ou pas, juste ou pas juste, je vais vous dire que je n'en ai plus rien à foutre et que le blocus n'est qu'un geste de Citoyennete !
    Plus d'ecoles ont ete bloquées aujourd'hui qu'avant le message de DE ROBIEN ! Pourquoi ?

    Eh bien parce que de plus en plus de lycéens, d'etudiants et de parents d'eleves (à Faidherbe (lille)) ce sont les parents d'eleves qui ont bloqué !) ont pris conscience de la chute de la democratie pour l'arrivée d'un etat totalitaire...

    Communistes ou pas, personne n'a le DROIT, ni la LIBERTE de laisser passer une chose pareille !

    Alors merde, on s'y met un bon coup pour tous !

    Pach

    Posté par Pach, 30 mars 2006 à 21:53 | | Répondre
  • réponse

    je répondrai a cette phrase d'anti blocus:"La meilleur facon etait de suivre les cours tout en faisant des reunions et toutes autres organisations pendant votre temps libre."

    comme ça on sacrifie NOTRE bac pour des mecs qui sont pas fichu de prendre leurs responsabilités!!

    le blocus a permi et permet non seulement le débas, mais aussi la discussion au sein des familles..

    les professseurs ne veulent pas de blocus parciel, ou de classe a moitié pleine..

    ça me fait mal de me dire qu'on se bouge pour votre avenir, pdt que vous êtes chez vous ou en ville, a vous amuser!!

    le gouvernement se fout ouvertement de nous, de notre mouvement, als vs voulez vous arrêter? (si vous avez commencé...)

    des gens comme vous feront de parfaits petits employés modèles, des moutons a la bote des patrons... je prie pour que vous soyez pris en CPE, et VIREZ sans raison valable...!!

    amicalement (pour ceux qui dialoguent), rien (pour le reste)..
    chiamata

    Posté par chiamata, 30 mars 2006 à 22:01 | | Répondre
  • Oh my god !

    "Le Conseil constitutionnel a validé "sans réserve" la loi sur l'égalité des chances et son article instaurant le CPE. Dernière étape avant une promulgation que Jacques Chirac pourrait annoncer publiquement vendredi soir"
    Alors la on a plus le choix il FAUT se bouger!!i Malheureusement il n'y plus une once de mouvement à Gambetta, et j'ai aujourd'hui fait les frais du blocus : je ne suis définitivement plus au goût de ce cher proviseur cela me promet un traitement de "faveur" durant les années qu'il me reste à passer la-bas je ne suis pas allée à Lille à cause des TPE et le 4 avril c'est le bac blanc français... donc je n'ai sais plus quoi faire mais je refuse de rester les bras croisés!!!
    je culpabilise (presque) d'aller en cours au lieu de mobiliser... et par ailleurs pour les gens qui pensent que les jeunes sont trop jeunes pour se mêler de politique je leur rapellent que notre opinion se forge grâce aux adultes qui nous entourent et qui ont une certaine maturité, une connaissance et de la vie professionelle certaine : en gros ils savent VRAIMENT de quoi ils parlent...eux!

    c'est tout ce que j'avais à dire et enore désolée de faire l'intrus ici...

    Lena

    Posté par Lena, 30 mars 2006 à 22:02 | | Répondre
  • réponse a "machin trucXXX"

    un blocus est pe étre illégale, mais le vote lui est démocratique!! 55 pourcents des lycéens sont pour le blocus, 45 pourcents contre, si les cours avez repris ça aurait été la guerre! ça fait peut-etre plus mal que les CRS, car la tu ne sais pas qui partage ton opinion ou pa, les CRS on peut pas les loupper!

    et puis un blocus partiel.. aprés des élection démocratiques... crois tu qu'aprés l'election d'un président, ce qui on votait pour lui suivent son gouvernement, et les autres ne le suivent pas?

    un vote a eu lieu, un nouveau vote aura lieu...!
    c'est ça la démocratie, et c'est sa notre liberté!

    El pueblo unido jamas sera vencido !!

    chiamata

    Posté par chiamata, 30 mars 2006 à 22:09 | | Répondre
  • Réponse a Lena

    merci... sa fait plaisir des commentaires comme ça!! merci a toi!

    merci a toi oci Pach !

    chiamata

    Posté par chiamata, 30 mars 2006 à 22:11 | | Répondre
  • T_T

    Vive les fautes d'orthographe les pro-blocus... Faudrait peut-être penser à retourner en cours non?

    Posté par Chiamata, 30 mars 2006 à 22:15 | | Répondre
  • Cher camarade musical (Chiamata) sache que on n'est pas forcé d'écrire correctement sur internet ? la preve.... lol

    Posté par Sramaru, 30 mars 2006 à 22:30 | | Répondre
  • Privatisation

    Avec la poursuite du mouvement , on accélère la privatisation de l'enseignement et on fait le jeu des lycées privés où actuellement on travaille.
    Après tout ce désordre et le temps pour s'en remettre le choix des parents sera vite fait...

    Posté par Luc, 30 mars 2006 à 22:40 | | Répondre
  • Aie aie aie

    Luc, desolé mais ton commentaire me laisse perplexe ...

    Es tu conscient de la crise? es tu conscient de ce qui se passe aujourd'hui en "France" ? En Europe ?

    Je veux dire on s'en fout de la privatisation des ecoles. Ces manifs auront un impact tres moindre sur ce probleme !

    Je crois plutot, que ne pas se bouger, c'est accelerer l'accession au pouvoir de la bourse, l'accroissment des inegalités sociales et "la privatisation du code du travail" !

    Je le repete : Honte a ceux qui ne se bougent pas, ne serait ce que pour les manifs !
    Pour le moment j'ai plus que honte d'etre francais , mais fier d'etre jeune et mobilisé !

    Je demissionerai volontier de mon "poste" de citoyen francais, mais pas avant d'avoir gagné !

    Posté par Pach, 30 mars 2006 à 22:50 | | Répondre
  • Faute de cours...fautes d'orthographe!!

    Oula! vite un bled
    je m'excuse pour mes fautes d'orthographe...je n'est aucune excuse vu que je suis retournée en cours :s... Sinon les alter-blocus ont peut être (interêt) à faire plus attention...
    sinon une personne résolument contre le blocus m'a proposé une grève de la faim à la place, j'avoue y avoir pensé mais en y réfléchissant plus de deux secondes surtout à 12h30...mieux vaut éviter (quoi que,)je ne sais pas comment on peut suivre ses cours correctement dans un état d'hypoglycémie..?
    Quand à l'histoire des lycées privés, je vais encore le répéter des parents soutiennent le mouvement anti-CPE (je prend mon exemple,mais bon...) , c'est de l'avenir de leurs chèrs bambins que les parents se soucient le plus et pas forcement de leur avenir proche ! oui car manquer les cours maintenant ça nous nuiera certainement dans un avenir proche! Mais la lutte anti-CPE disont que c'est tout aussi concret!! Et les parents généralement ne voit pas leur enfants "avec leur bac" mais "avec un bel avenir" non? tiré par les cheveux ...!? je sais ! Et puis pour ma part ce n'est pas qu'une lutte anti-CPE les jeunes (et les moins jeunes aussi) expriment leur ras-le-bol mais aussi leurS crainteS!
    ils s'attaquent au CDI et puis après pourquoi au code du travail tout entier et bientôt pourquoi pas aux aides sociales ? et à la sécu ? et aux libertés fondamentales (si c'est pas déjà fait quand je lis le commentaire sur la manif de Lille :s )Quand je vois tous les jeunes se mobiliser et bien j'ai bon espoir pour l'avenir on vous le répétera jamais assez l'avenir c'est nous ! Esperons que les jeunes qui se bougent aujourd'hui se bougeront aussi demain (Ca fait un peu slogan politique... peu importe ! )

    Au lit tout le monde !

    Ll est temps de dormir c'est qu'on en dépense de l'énergie!!

    Lena l'intrus de Gambetta ...qui ne s'est même pas relu...

    Posté par Lena, 30 mars 2006 à 23:06 | | Répondre
  • En 2002 , que faisaient vos aînés au premier tour des élections présidentielles par une belle journée ensoleillée... on en serait peut-être pas là si les gens s'étaient bougés pour aller voter....

    Posté par lionel, 30 mars 2006 à 23:17 | | Répondre
  • ...

    Lionel, tu dis ca à qui ?
    C'est de notre faute si en 2002, le taux d'abstention a ete si important ?

    En tout cas c'est un bon exemple pour insiter les gens à aller voter demain et pour la continuation du blocus....

    Serions nous en une si belle position de force si les blocus n'avaient pas eu lieu ? Alors continuons, nous gagnons une bataille, il nous reste cependant toute une guerre !

    Posté par Pach, 30 mars 2006 à 23:29 | | Répondre
  • patch s'en fout de la privatisation de l'école , moi pas je n'ai pas les moyens de me payer un lycée ou une grande école privée.On crée l'inégalité des chances en bousillant le service public,c'est le seul qui peut permettre à tous de réussir surtout aux plus démunis ...

    Posté par luc, 30 mars 2006 à 23:32 | | Répondre
  • Lutc

    "On crée l'inégalité des chances en bousillant le service public,c'est le seul qui peut permettre à tous de réussir surtout aux plus démunis ... "

    qu'est ce que tu fous alors à raler ?? Bouge ! Bats toi pour ta cause !

    Lutc (on a tendance à mettre des "t" partout) s'en fout de n'avoir aucun avenir...

    Et puis je disais que la privatisation des ecoles n'avaient rien avoir la dedans....

    Posté par Pach, 30 mars 2006 à 23:47 | | Répondre
  • Administration pas neutre

    Les administrations de quelques lycées d'Arras soutiennent le mouvement anti-CPE et ne sont pas neutres , c'est scandaleux ! la preuve l'adresse de ce blog anti-CPE dans le site du lycée Robespierre à Arras ou l'intervention du proviseur du Lycée Guy Mollet à la télévision .Partout ailleurs , on laisse la liberté aux gens d'aller en cours par un barrage filtrant car les proviseurs et les conseillers d'éducation ont le courage de le faire et de dialoguer, ce qui n'est pas facile, je les en félicite ! On doit respecter la liberté de ceux qui veulent étudier.

    Posté par profsencolère, 31 mars 2006 à 10:45 | | Répondre
  • réponse à profs en colère

    jesuis d'accord avec ce que dit profencolère ici à Bully ou au lycée de liévin on laisse passer ceux qui veulent travailler çà se passe sans problème.Les arrageois ont l'air d'être des intolérants en plus ce ne sont pas les premiers concernés par le CPE dans des bahuts comme robes

    Posté par lensois, 31 mars 2006 à 11:02 | | Répondre
  • réponse à lensois

    Tout le monde est concerné par le CPE, robespierrins ou pas.
    D'autant plus que, plus qu'une lutte contre le cpe c'est une lutte contre la politique en place, qui prend de moins en moins en compte l'avis des citoyens. Depuis un moment déjà, ces mêmes avis étaient faussés par les informations trafiquées (j'ai discuté avec un ancien flic des vrais chiffres de l'insécurité, c'est édifiant).

    Au passage, certains semblent ne pas le savoir mais le CPE est une idée de Sarkozy. Qui se frotte les mains tellement il a réussi à couler Villepin.
    De même j'ai vu des propos sur 2002. Si Chirac n'avait pas financé certains candidats qui ont chipé à la Gauche les voix qu'il manquait, on aurait pas eu ce coup là.

    La manipulation est partout. Il suffit de voir Sarko qui incite à la violence dans les cités pour mieux discréditer votre mouvement tout en attisant la haine pour enfoncer Villepin...

    Posté par Kûbetpoûl, 31 mars 2006 à 16:57 | | Répondre
  • réponse au lensois

    désolé mais je ne comprends pas pourquoi les élèves de robespierre ne serait pas touché par le cpe... on considère que toute la population d'un pays est touchée par une maladie ou un phénoméne quelconque quand une personne sur 6 est touchée!!

    70 pourcents des gens sont contre le cpe et cette loi tt entiére !!

    cette loi concerne plus d'une personne sur 6, donc nous tous!!tout les éléves de robes ne feront pas de grandes études!! tous ne deviendront pas profs!! robespierre est un lycée de penseurs, on est 800 dans nos AG, on dialogue, on défend nos idées! ON VOTE !!

    on est tous touché! et encore plus quand en tant que pacifiste, on se fait gazé par la police, ou passé a tabac !! robes s'investi! robes lutte!! robes vit!! robes résiste!! peut être que grace a cela, toi qui va en cours, toi qui a peur pour ton Bac ou peur de tes parents, peut étre que grace a nous, tu auras un avenir meilleur...

    El pueblo unido jamas sera vencido !

    El pueblo unido jamas sera vencido !

    chiamata

    Posté par chiamata, 31 mars 2006 à 17:03 | | Répondre
  • RDV 31 mars 19H Place des héros

    je viens d'être prévenu qu'à partir de 19H ou 19h30 toutes les associations et tous les mouvemennts d'arras anti-cpe divent se retrouver Place des héros.
    Message sérieux reçu via la député eurpéenne des verts.

    Posté par A_K_S, 31 mars 2006 à 17:03 | | Répondre
  • réponse au lensois

    désolé mais je ne comprends pas pourquoi les élèves de robespierre ne serait pas touché par le cpe... on considère que toute la population d'un pays est touchée par une maladie ou un phénoméne quelconque quand une personne sur 6 est touchée!!

    70 pourcents des gens sont contre le cpe et cette loi tt entiére !!

    cette loi concerne plus d'une personne sur 6, donc nous tous!!tout les éléves de robes ne feront pas de grandes études!! tous ne deviendront pas profs!! robespierre est un lycée de penseurs, on est 800 dans nos AG, on dialogue, on défend nos idées! ON VOTE !!

    on est tous touché! et encore plus quand en tant que pacifiste, on se fait gazé par la police, ou passé a tabac !! robes s'investi! robes lutte!! robes vit!! robes résiste!! peut être que grace a cela, toi qui va en cours, toi qui a peur pour ton Bac ou peur de tes parents, peut étre que grace a nous, tu auras un avenir meilleur...

    El pueblo unido jamas sera vencido !

    El pueblo unido jamas sera vencido !

    chiamata

    Posté par chiamata, 31 mars 2006 à 17:14 | | Répondre
  • à conserver préciseusement

    Source Indy-media Paris :
    En cas d'interpellation et de garde à vue : 1. Demandez à voir l'avocat de permanence (dès le début de la GAV)
    2. Transmettez lui le numéro d'urgence de l'assistance juridique (06 50 29 86 80)
    3. Transmettez lui le numéro d'un proche
    4. Faîtes contacter Indymedia Paris, pour ensuite avoir une défense et que le décompte des interpellations puissent être faits.

    à faire circuler sur tous les réseaux lycéens, c'est important

    Posté par A_K_S, 31 mars 2006 à 17:28 | | Répondre
  • à lire : Les dérapages du CNE

    Le contrat nouvelles embauches (CNE), créé en août 2005 et destiné aux entreprises de moins de 20 salariés, est un contrat à durée indéterminée (CDI) assorti d'une période de consolidation de deux ans. Durant cette période, comme pour le contrat première embauche (CPE), l'employeur n'a pas à justifier un licenciement. Paradoxalement, cette absence de motif pourrait amener les salariés licenciés à recourir aux conseils des prud'hommes. Le syndicat des avocats de France (SAF) estime ainsi que "pour que les salariés ne demeurent pas dans l'ignorance des motifs de leur licenciement, ils devront assigner leur employeur en justice." Ce qui, prévient le SAF, montre que "l'employeur n'est donc pas, loin s'en faut, à l'abri d'une procédure judiciaire". Cinq salariés, qui se tournent vers les prud'hommes, racontent leur fin de contrat. "L'employeur a cessé de nous payer." Mickaël, 25 ans, est passé d'un contrat à durée déterminée (CDD) de trois mois à un CNE. Chauffeur-livreur dans le Maine-et-Loire, il livrait des meubles dans des magasins franchisés. Mais, son employeur a cessé de le payer, lui et son beau-frère, Carl, embauché dans les mêmes conditions. "Novembre a été payé en décembre, et décembre n'a jamais été payé", dit-il. "L'employeur n'avait plus les moyens et il nous a demandé de démissionner", raconte Mickaël. Comme ils ont refusé, tous deux ont reçu une lettre de licenciement le 13 février. "Pas d'explication, le patron m'a juste dit qu'il avait autre chose à payer que nos salaires", ajoute-t-il. "J'ai demandé à récupérer mes heures supplémentaires." Brice, technicien frigoriste, 23 ans, a été embauché en CNE par une petite entreprise du Cantal, au mois d'août. " Le patron avait surtout besoin que je le dépanne quelques semaines", raconte le jeune homme qui se rappelle les dizaines de kilomètres quotidiens parcourus. "Au début, on ne fait pas gaffe, explique-t-il. Quand je me suis inquiété, il m'a dit que je pourrai récupérer mes 84 heures supplémentaires à un moment plus calme." Quand Brice demande à les prendre, son patron lui propose de récupérer une semaine, soit 35 heures. "Et quand je lui ai réclamé le reste des heures, il m'a envoyé une lettre recommandée me disant qu'il mettait fin au contrat", ajoute Brice, résolu à se tourner vers les prud'hommes. "J'ai pris un congé parental." A Nice (Alpes-Maritimes), Patrick a réussi à négocier à l'amiable avec son employeur. Ce vendeur de 29 ans, spécialisé dans le textile, a débuté dans une boutique de prêt-à-porter de luxe niçoise par un CDD de trois mois. Le 1er février, son patron lui propose un CNE. Père d'une petite Paloma, Patrick demande un congé paternité (légal) de 14 jours. "Mon patron m'a dit de le prendre en février, parce que la période était plus creuse, ça l'arrangeait", raconte Patrick. La date du congé est fixée au 11 février. Le 22, le salarié reçoit une lettre recommandée de fin de contrat. "Il me payait le préavis et me dispensait de le faire", dit Patrick. Pas d'explication, juste l'"indication" que Patrick coûtait "trop cher". "Le patron nous traitait de feignants." Vanessa, 21 ans, a été recrutée comme vendeuse dans un magasin de décoration de Douarnenez (Finistère). "On a fait beaucoup d'heures, 220 au lieu de 130", se souvient la jeune femme. "Le patron nous traitait d'incompétents, de feignants, c'était vraiment du harcèlement." Vanessa a été licenciée le 5 janvier sans motif. Certaines de ses collègues avaient déjà démissionné. "Le chef pâtissier me disait "sale Arabe"." Après un CDD de trois mois dans une boulangerie marseillaise, Rafik s'est vu proposer un CNE début octobre. "Mon chef pâtissier n'aimait pas les gens d'origine maghrébine, il me traitait de "sale Arabe"", explique-t-il. Les relations se sont dégradées au point que le patron a convoqué le jeune de 25 ans, en mars, pour lui annoncer son licenciement. Rafik lui explique alors le racisme dont il a été victime. "Je préfère te renvoyer toi. L'autre, avec ses cinq ans d'ancienneté, me coûterait trop cher", lui aurait expliqué son employeur. Source : LE Monde 31.03.06

    En autorisant le licenciement sans motif pendant deux ans, les contrats première embauche et nouvelle embauche (CPE et CNE) renforcent le lien de subordination des salariés à l'égard de l'employeur et les plongent dans une totale précarité. Le CPE/CNE ressemble en fait à un CDD renouvelable deux fois 365 jours. Témoignages. VANESSA, DELPHINE, CATHY, SANDRINE, HENRI, LAURENCE ET LES AUTRES. Ils ont moins de 25 ans et ont tous été recrutés en CNE par le gérant de l'enseigne Bazarland, sise à Douarnenez dans le Finistère. Ils font des journées à rallonge - "jusqu'à 18 heures de travail d'affilée" - avec un contrat à temps partiel, mais l'employeur ignore les heures supplémentaires. Le bonhomme passe ses colères à longueur de journée sur les employés. "C'est moi le patron et vous êtes là aussi pour supporter mes excès", assène-t-il. Brimades, insultes, injures sexistes, tout y passe. Delphine vomit chaque matin avant de se rendre au travail. Le médecin a fini par l'arrêter. Motif : "dépression pour cause de harcèlement". II lui a conseillé de démissionner pour sauvegarder sa santé. "Ce n'est pas l'envie de démissionner qui me manque, réplique Cathy. Mais je sors déjà d'une période de chômage. J'ai un petit garçon à charge et il faut que je tienne coûte que coûte." Quand Laurence demande l'autorisation de s'absenter pour assister à l'enterrement d'un ami, elle essuie un refus au motif que c'est la période des soldes. Et le patron lui commande de rester tout sourire devant les clients ! Celui ou celle qui tente de se rebiffer se voit aussitôt menacé de prendre la porte. Une vendeuse vient de se faire licencier parce qu'elle a refusé de venir travailler l'un de ses jours de repos. " Ce contrat de travail nous réduit à l'esclavage ", commente Vanessa. "Personne n'est certain de revenir travailler le lendemain, on est dans une situation de précarité totale ", ajoute Sandrine. "D'ailleurs, le Crédit Agricole a refusé de m'accorder un prêt pour l'achat d'une voiture au prétexte que je n'avais pas un emploi stable". En l'espace de trois mois, une vingtaine de salariés, tous embauchés en CNE, sont passés par le magasin. Certains ont démissionné, la plupart ont été licenciés. Le patron a prévenu : "Avec le CNE, je peux licencier qui je veux, quand je veux et je n'ai de compte à rendre à personne. " Vincent est carrossier, peintre et mécanicien. Il a plus de 20 années d'expérience professionnelle derrière lui. À la suite d'un licenciement économique, il décroche un emploi dans un garage Renault à Paris : c'est un CNE ou rien. Il prend, naturellement. Son patron le "jette" deux mois plus tard, sans explication. Interrogé par une journaliste de France 2, le licencieur refusera de donner une explication. Vincent se sent humilié, déconsidéré. Sans travail, il ne peut même plus envisager de faire une demande de logement qui lui permettrait de reconstruire sa vie avec son amie. Il galère" d'hôtel en hôtel, souvent insalubres, pour 200 euros par semaine. "J'irai manifester le 7 mars, pour la première fois de ma vie, contre le CPE/CNE", annonce-t-il. Delphine signe un contrat d'apprentissage avec la gérante du salon JCD Coiffure au Blanc-Mesnil. Puis un contrat de qualification. Au total, trois années d'expérience en qualité de coiffeuse débutante dans le même salon. C'est donc en toute logique que l'employeur lui propose ensuite un CDI. Il s'agit plus précisément d'un CNE, mais peu importe à Delphine qui est trop heureuse de signer son premier "vrai contrat de travail". Entre-temps, la gérante engage une autre salariée en contrat de qualification et Delphine est chargée de la former. Ce qu'elle fait sans se poser de question. Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre de licenciement. "J'ai compris qu'on s'était servi de moi pour former une autre jeune qui coûte moins cher à mon employeur", commente-t-elle, avec beaucoup d'amertume. Michel et Daniel sont employés en CDI depuis trois ans dans une entreprise de BTP à Sallanches, en Haute-Savoie. Un jour, l'employeur demande à Michel de rester sagement chez lui en prétextant une baisse de l'activité. Il est licencié quelques jours plus tard pour cause d'" absentéisme " ! Daniel lui apprendra qu'il a été remplacé par un salarié embauché en CNE. Daniel à son tour, bien qu'ayant toujours donné satisfaction dans son travail, vient de recevoir coup sur coup trois lettres d'avertissement et une convocation à un entretien préalable au licenciement. " Il est probable que le patron cherche aussi à me remplacer par un salarié engagé en CNE", analyse-t-il. Franck est embauché en CNE à la SARL du Moulin, une entreprise de travaux forestiers, située à Carcans dans le Médoc. Il effectue en moyenne 5o heures de travail par semaine. Son patron "omet" de lui payer ses heures supplémentaires le premier mois. Idem le second mois. Le troisième mois, Franck se décide à faire remarquer cet oubli à l'employeur. Pire, le chèque accuse un manque à gagner de 800 euros par rapport au " net à payer" inscrit sur la fiche de paie. Mais le patron reste muet. Franck signale l'anomalie au bureau du personnel, mais toujours pas de réponse. Il envoie un courrier, qui ne reçoit pas plus de réponse. Cette fois-ci il proteste en menaçant de saisir le conseil des prud'hommes. L'employeur dépêche alors son fils auprès de Franck, pour lui remettre un chèque de 800 euros. " Ma joie a été de courte durée, puisque j'ai reçu une lettre de licenciement le lendemain ". Franck a l'intention de répondre. Pierre est peintre en bâtiment dans une petite entreprise de quinze personnes en région parisienne. Il est embauché précisément le 5 juillet 2005 en CDI. Chaque fin de mois, c'est la croix et la bannière pour toucher son salaire. L'employeur paie en liquide, toujours en plusieurs fois... Mais pour les mois de novembre et décembre 2005, plus rien. Pierre réclame encore son dû veille de Noël. Son patron lui remet grassement la somme de 800 euros, toujours en liquide, accompagnée d'une lettre de licenciement. Comme il est infoutu de préciser le motif du licenciement, il explique à Pierre qu'il l'a engagé en CNE et n'a donc pas de compte à lui rendre. Pas de chance, le CNE n'existait pas encore le 5 juillet 2005 Pierre va donc assigner son patron devant les prud'hommes. " Mais en attendant, j'ai trois mois de loyer impayés et les huissiers aux fesses. Je fais comment ? ", interroge-t-il. Joseph est barman à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Embauché en CDI depuis sept ans dans le même établissement. Il est licencié en décembre 2005, quand le propriétaire cède l'affaire. Le successeur propose à Joseph de le reprendre en CNE. Il est payé au Smic sur une base de 39 heures de travail par semaine, alors qu'il en effectue plus de 50. Il travaille en fait autant qu'avant, samedi et dimanche compris, mais gagne 500 euros de moins. Tout juste le montant de son loyer, remarque-t-il. Puis son nouvel employeur lui propose carrément de le payer "au noir". "J'ai refusé, car je veux cotiser pour ma retraite", s'indigne Joseph. Il est congédié le jour de son retour de congés. Sans explication, évidemment. Source : NVO (journal CGT) du 03 mars 2006

    Le CNE en promo chez Bazarland emploi . Grand frère du CPE, le CNE est déjà expérimenté et les plaintes se multiplient. Ainsi à Douarnenez, six salariés ont décidé de saisir les prud'hommes. Témoignages. Douarnenez (Finistère), envoyée spéciale. « Le CPE marchera », affirme le premier ministre, de plus en plus esseulé, qui en veut pour preuve le « succès » de son grand frère, le contrat nouvelle embauche (CNE), lancé en août dernier. Mais, l'optimisme du gouvernement risque une nouvelle fois d'être entaché par les déboires du CNE. Depuis plusieurs semaines, en effet, les plaintes s'accumulent dans les services juridiques des organisations syndicales et sur le bureau des prud'hommes. À Longjumeau, le 20 février dernier, un employeur a même été condamné pour usage et rupture abusive d'un CNE. En Bretagne, la CGT du Finistère a décidé de saisir les prud'hommes de Quimper après la rupture de 14 contrats nouvelle embauche dans un commerce de discount de Douarnenez au nom prémonitoire de Bazarland. « Sur les 23 salariés embauchés en CNE en quatre mois, 14 ont été licenciés, explique la CGT, 3 sont partis pour non-respect des clauses du contrat et 1 a démissionné. » Licenciée en deux minutes, sans raison Ainsi, Vanessa, licenciée « en deux minutes » : « Le 5 janvier, après une matinée normale, la femme du gérant m'appelle dans son bureau. Elle me donne mon bulletin de salaire et me dit que ce n'est pas la peine de revenir travailler l'après-midi. » Terminé. Sans raison. « Elle m'a, entre autres, reproché de ne pas être venue un jour de repos pour remplir un rayon. » Les témoignages sont accablants : une autre salariée aurait été virée parce que le patron a cru entendre le mot « dégager » dans son annonce au micro pour demander à un client de ranger son véhicule. Un autre aurait pris la porte parce qu'il rechignait à accepter toutes les heures supplémentaires. « De toute façon, le gérant m'a dit : je ne suis pas à un licenciement près ! », affirme Vanessa. « Le 22 novembre, la veille de l'ouverture du magasin, nous avons travaillé plus de 18 heures d'affilée, jusqu'à 3 h 15 du matin... Le lendemain, nous étions là à 8 heures, pour travailler encore pendant 9 heures cinquante minutes. » Les salariés avaient tous signé un contrat de 30 heures hebdomadaires. « Un mois, j'ai travaillé 232 heures », dit une salariée. Une autre parle de 252 heures. « J'avais fait 16 heures supplémentaires, raconte Laurence, secrétaire comptable. J'ai été payée le mois suivant, mais sans majoration. » Tous les matins et tous les soirs, les vendeuses prennent un quart d'heure en plus pour compter leurs caisses. Soit une demi-heure « gratuite » par jour. Vanessa, Laurence, Delphine, Cathy, Henri et Sandrine, les six salariés qui saisissent les prud'hommes, dénoncent tous des conditions de travail déplorables. Cinq d'entre eux ont été, à un moment ou un autre, en arrêt maladie. Beaucoup parlent de « harcèlement moral ». « Je me faisais critiquer, traiter d'incompétent, de pas mûr et sans aucune expérience », dit l'un d'eux. « Le patron et sa femme disaient toujours qu'on était des fainéants », ajoute une autre. Selon Laurence, « ils nous donnaient des surnoms. Moi, c'était Mémère. Une autre, c'était Bébête. » « Tous les matins, explique Vanessa, on se demandait qui allait se faire licencier, qui allait être insulté... Delphine vomissait tous les matins avant de venir travailler. » Elle est convaincue qu'avec un CDI ou un CDD, jamais leur patron n'aurait pu se comporter ainsi. « Il licenciait à tout-va, raconte Laurence. À part la rémunération, j'avais plus l'impression d'être en stage qu'autre chose. Cela a fini par tellement me peser que je lui ai demandé si tout était légal. Il m'a répondu : Le CNE est fait pour cela. » Vanessa renchérit : « Le CNE est un bond en arrière. C'est important pour nous de savoir pourquoi nous sommes licenciés, pour avancer, admettre nos erreurs... Cette histoire me dégoûte un peu du monde du travail. » Sandrine acquiesce et conclut : « C'est bien ce que font aujourd'hui les étudiants contre le CPE. » Le gérant du Bazarland de Douarnenez, Bruno Blanchain, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Lénaïg Bredoux Source : L'Humanité - 16.03.06

    Posté par A_K_S, 31 mars 2006 à 17:35 | | Répondre
  • à lire : Les dérapages du CNE

    Le contrat nouvelles embauches (CNE), créé en août 2005 et destiné aux entreprises de moins de 20 salariés, est un contrat à durée indéterminée (CDI) assorti d'une période de consolidation de deux ans. Durant cette période, comme pour le contrat première embauche (CPE), l'employeur n'a pas à justifier un licenciement. Paradoxalement, cette absence de motif pourrait amener les salariés licenciés à recourir aux conseils des prud'hommes. Le syndicat des avocats de France (SAF) estime ainsi que "pour que les salariés ne demeurent pas dans l'ignorance des motifs de leur licenciement, ils devront assigner leur employeur en justice." Ce qui, prévient le SAF, montre que "l'employeur n'est donc pas, loin s'en faut, à l'abri d'une procédure judiciaire". Cinq salariés, qui se tournent vers les prud'hommes, racontent leur fin de contrat. "L'employeur a cessé de nous payer." Mickaël, 25 ans, est passé d'un contrat à durée déterminée (CDD) de trois mois à un CNE. Chauffeur-livreur dans le Maine-et-Loire, il livrait des meubles dans des magasins franchisés. Mais, son employeur a cessé de le payer, lui et son beau-frère, Carl, embauché dans les mêmes conditions. "Novembre a été payé en décembre, et décembre n'a jamais été payé", dit-il. "L'employeur n'avait plus les moyens et il nous a demandé de démissionner", raconte Mickaël. Comme ils ont refusé, tous deux ont reçu une lettre de licenciement le 13 février. "Pas d'explication, le patron m'a juste dit qu'il avait autre chose à payer que nos salaires", ajoute-t-il. "J'ai demandé à récupérer mes heures supplémentaires." Brice, technicien frigoriste, 23 ans, a été embauché en CNE par une petite entreprise du Cantal, au mois d'août. " Le patron avait surtout besoin que je le dépanne quelques semaines", raconte le jeune homme qui se rappelle les dizaines de kilomètres quotidiens parcourus. "Au début, on ne fait pas gaffe, explique-t-il. Quand je me suis inquiété, il m'a dit que je pourrai récupérer mes 84 heures supplémentaires à un moment plus calme." Quand Brice demande à les prendre, son patron lui propose de récupérer une semaine, soit 35 heures. "Et quand je lui ai réclamé le reste des heures, il m'a envoyé une lettre recommandée me disant qu'il mettait fin au contrat", ajoute Brice, résolu à se tourner vers les prud'hommes. "J'ai pris un congé parental." A Nice (Alpes-Maritimes), Patrick a réussi à négocier à l'amiable avec son employeur. Ce vendeur de 29 ans, spécialisé dans le textile, a débuté dans une boutique de prêt-à-porter de luxe niçoise par un CDD de trois mois. Le 1er février, son patron lui propose un CNE. Père d'une petite Paloma, Patrick demande un congé paternité (légal) de 14 jours. "Mon patron m'a dit de le prendre en février, parce que la période était plus creuse, ça l'arrangeait", raconte Patrick. La date du congé est fixée au 11 février. Le 22, le salarié reçoit une lettre recommandée de fin de contrat. "Il me payait le préavis et me dispensait de le faire", dit Patrick. Pas d'explication, juste l'"indication" que Patrick coûtait "trop cher". "Le patron nous traitait de feignants." Vanessa, 21 ans, a été recrutée comme vendeuse dans un magasin de décoration de Douarnenez (Finistère). "On a fait beaucoup d'heures, 220 au lieu de 130", se souvient la jeune femme. "Le patron nous traitait d'incompétents, de feignants, c'était vraiment du harcèlement." Vanessa a été licenciée le 5 janvier sans motif. Certaines de ses collègues avaient déjà démissionné. "Le chef pâtissier me disait "sale Arabe"." Après un CDD de trois mois dans une boulangerie marseillaise, Rafik s'est vu proposer un CNE début octobre. "Mon chef pâtissier n'aimait pas les gens d'origine maghrébine, il me traitait de "sale Arabe"", explique-t-il. Les relations se sont dégradées au point que le patron a convoqué le jeune de 25 ans, en mars, pour lui annoncer son licenciement. Rafik lui explique alors le racisme dont il a été victime. "Je préfère te renvoyer toi. L'autre, avec ses cinq ans d'ancienneté, me coûterait trop cher", lui aurait expliqué son employeur. Source : LE Monde 31.03.06

    En autorisant le licenciement sans motif pendant deux ans, les contrats première embauche et nouvelle embauche (CPE et CNE) renforcent le lien de subordination des salariés à l'égard de l'employeur et les plongent dans une totale précarité. Le CPE/CNE ressemble en fait à un CDD renouvelable deux fois 365 jours. Témoignages. VANESSA, DELPHINE, CATHY, SANDRINE, HENRI, LAURENCE ET LES AUTRES. Ils ont moins de 25 ans et ont tous été recrutés en CNE par le gérant de l'enseigne Bazarland, sise à Douarnenez dans le Finistère. Ils font des journées à rallonge - "jusqu'à 18 heures de travail d'affilée" - avec un contrat à temps partiel, mais l'employeur ignore les heures supplémentaires. Le bonhomme passe ses colères à longueur de journée sur les employés. "C'est moi le patron et vous êtes là aussi pour supporter mes excès", assène-t-il. Brimades, insultes, injures sexistes, tout y passe. Delphine vomit chaque matin avant de se rendre au travail. Le médecin a fini par l'arrêter. Motif : "dépression pour cause de harcèlement". II lui a conseillé de démissionner pour sauvegarder sa santé. "Ce n'est pas l'envie de démissionner qui me manque, réplique Cathy. Mais je sors déjà d'une période de chômage. J'ai un petit garçon à charge et il faut que je tienne coûte que coûte." Quand Laurence demande l'autorisation de s'absenter pour assister à l'enterrement d'un ami, elle essuie un refus au motif que c'est la période des soldes. Et le patron lui commande de rester tout sourire devant les clients ! Celui ou celle qui tente de se rebiffer se voit aussitôt menacé de prendre la porte. Une vendeuse vient de se faire licencier parce qu'elle a refusé de venir travailler l'un de ses jours de repos. " Ce contrat de travail nous réduit à l'esclavage ", commente Vanessa. "Personne n'est certain de revenir travailler le lendemain, on est dans une situation de précarité totale ", ajoute Sandrine. "D'ailleurs, le Crédit Agricole a refusé de m'accorder un prêt pour l'achat d'une voiture au prétexte que je n'avais pas un emploi stable". En l'espace de trois mois, une vingtaine de salariés, tous embauchés en CNE, sont passés par le magasin. Certains ont démissionné, la plupart ont été licenciés. Le patron a prévenu : "Avec le CNE, je peux licencier qui je veux, quand je veux et je n'ai de compte à rendre à personne. " Vincent est carrossier, peintre et mécanicien. Il a plus de 20 années d'expérience professionnelle derrière lui. À la suite d'un licenciement économique, il décroche un emploi dans un garage Renault à Paris : c'est un CNE ou rien. Il prend, naturellement. Son patron le "jette" deux mois plus tard, sans explication. Interrogé par une journaliste de France 2, le licencieur refusera de donner une explication. Vincent se sent humilié, déconsidéré. Sans travail, il ne peut même plus envisager de faire une demande de logement qui lui permettrait de reconstruire sa vie avec son amie. Il galère" d'hôtel en hôtel, souvent insalubres, pour 200 euros par semaine. "J'irai manifester le 7 mars, pour la première fois de ma vie, contre le CPE/CNE", annonce-t-il. Delphine signe un contrat d'apprentissage avec la gérante du salon JCD Coiffure au Blanc-Mesnil. Puis un contrat de qualification. Au total, trois années d'expérience en qualité de coiffeuse débutante dans le même salon. C'est donc en toute logique que l'employeur lui propose ensuite un CDI. Il s'agit plus précisément d'un CNE, mais peu importe à Delphine qui est trop heureuse de signer son premier "vrai contrat de travail". Entre-temps, la gérante engage une autre salariée en contrat de qualification et Delphine est chargée de la former. Ce qu'elle fait sans se poser de question. Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre de licenciement. "J'ai compris qu'on s'était servi de moi pour former une autre jeune qui coûte moins cher à mon employeur", commente-t-elle, avec beaucoup d'amertume. Michel et Daniel sont employés en CDI depuis trois ans dans une entreprise de BTP à Sallanches, en Haute-Savoie. Un jour, l'employeur demande à Michel de rester sagement chez lui en prétextant une baisse de l'activité. Il est licencié quelques jours plus tard pour cause d'" absentéisme " ! Daniel lui apprendra qu'il a été remplacé par un salarié embauché en CNE. Daniel à son tour, bien qu'ayant toujours donné satisfaction dans son travail, vient de recevoir coup sur coup trois lettres d'avertissement et une convocation à un entretien préalable au licenciement. " Il est probable que le patron cherche aussi à me remplacer par un salarié engagé en CNE", analyse-t-il. Franck est embauché en CNE à la SARL du Moulin, une entreprise de travaux forestiers, située à Carcans dans le Médoc. Il effectue en moyenne 5o heures de travail par semaine. Son patron "omet" de lui payer ses heures supplémentaires le premier mois. Idem le second mois. Le troisième mois, Franck se décide à faire remarquer cet oubli à l'employeur. Pire, le chèque accuse un manque à gagner de 800 euros par rapport au " net à payer" inscrit sur la fiche de paie. Mais le patron reste muet. Franck signale l'anomalie au bureau du personnel, mais toujours pas de réponse. Il envoie un courrier, qui ne reçoit pas plus de réponse. Cette fois-ci il proteste en menaçant de saisir le conseil des prud'hommes. L'employeur dépêche alors son fils auprès de Franck, pour lui remettre un chèque de 800 euros. " Ma joie a été de courte durée, puisque j'ai reçu une lettre de licenciement le lendemain ". Franck a l'intention de répondre. Pierre est peintre en bâtiment dans une petite entreprise de quinze personnes en région parisienne. Il est embauché précisément le 5 juillet 2005 en CDI. Chaque fin de mois, c'est la croix et la bannière pour toucher son salaire. L'employeur paie en liquide, toujours en plusieurs fois... Mais pour les mois de novembre et décembre 2005, plus rien. Pierre réclame encore son dû veille de Noël. Son patron lui remet grassement la somme de 800 euros, toujours en liquide, accompagnée d'une lettre de licenciement. Comme il est infoutu de préciser le motif du licenciement, il explique à Pierre qu'il l'a engagé en CNE et n'a donc pas de compte à lui rendre. Pas de chance, le CNE n'existait pas encore le 5 juillet 2005 Pierre va donc assigner son patron devant les prud'hommes. " Mais en attendant, j'ai trois mois de loyer impayés et les huissiers aux fesses. Je fais comment ? ", interroge-t-il. Joseph est barman à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Embauché en CDI depuis sept ans dans le même établissement. Il est licencié en décembre 2005, quand le propriétaire cède l'affaire. Le successeur propose à Joseph de le reprendre en CNE. Il est payé au Smic sur une base de 39 heures de travail par semaine, alors qu'il en effectue plus de 50. Il travaille en fait autant qu'avant, samedi et dimanche compris, mais gagne 500 euros de moins. Tout juste le montant de son loyer, remarque-t-il. Puis son nouvel employeur lui propose carrément de le payer "au noir". "J'ai refusé, car je veux cotiser pour ma retraite", s'indigne Joseph. Il est congédié le jour de son retour de congés. Sans explication, évidemment. Source : NVO (journal CGT) du 03 mars 2006

    Le CNE en promo chez Bazarland emploi . Grand frère du CPE, le CNE est déjà expérimenté et les plaintes se multiplient. Ainsi à Douarnenez, six salariés ont décidé de saisir les prud'hommes. Témoignages. Douarnenez (Finistère), envoyée spéciale. « Le CPE marchera », affirme le premier ministre, de plus en plus esseulé, qui en veut pour preuve le « succès » de son grand frère, le contrat nouvelle embauche (CNE), lancé en août dernier. Mais, l'optimisme du gouvernement risque une nouvelle fois d'être entaché par les déboires du CNE. Depuis plusieurs semaines, en effet, les plaintes s'accumulent dans les services juridiques des organisations syndicales et sur le bureau des prud'hommes. À Longjumeau, le 20 février dernier, un employeur a même été condamné pour usage et rupture abusive d'un CNE. En Bretagne, la CGT du Finistère a décidé de saisir les prud'hommes de Quimper après la rupture de 14 contrats nouvelle embauche dans un commerce de discount de Douarnenez au nom prémonitoire de Bazarland. « Sur les 23 salariés embauchés en CNE en quatre mois, 14 ont été licenciés, explique la CGT, 3 sont partis pour non-respect des clauses du contrat et 1 a démissionné. » Licenciée en deux minutes, sans raison Ainsi, Vanessa, licenciée « en deux minutes » : « Le 5 janvier, après une matinée normale, la femme du gérant m'appelle dans son bureau. Elle me donne mon bulletin de salaire et me dit que ce n'est pas la peine de revenir travailler l'après-midi. » Terminé. Sans raison. « Elle m'a, entre autres, reproché de ne pas être venue un jour de repos pour remplir un rayon. » Les témoignages sont accablants : une autre salariée aurait été virée parce que le patron a cru entendre le mot « dégager » dans son annonce au micro pour demander à un client de ranger son véhicule. Un autre aurait pris la porte parce qu'il rechignait à accepter toutes les heures supplémentaires. « De toute façon, le gérant m'a dit : je ne suis pas à un licenciement près ! », affirme Vanessa. « Le 22 novembre, la veille de l'ouverture du magasin, nous avons travaillé plus de 18 heures d'affilée, jusqu'à 3 h 15 du matin... Le lendemain, nous étions là à 8 heures, pour travailler encore pendant 9 heures cinquante minutes. » Les salariés avaient tous signé un contrat de 30 heures hebdomadaires. « Un mois, j'ai travaillé 232 heures », dit une salariée. Une autre parle de 252 heures. « J'avais fait 16 heures supplémentaires, raconte Laurence, secrétaire comptable. J'ai été payée le mois suivant, mais sans majoration. » Tous les matins et tous les soirs, les vendeuses prennent un quart d'heure en plus pour compter leurs caisses. Soit une demi-heure « gratuite » par jour. Vanessa, Laurence, Delphine, Cathy, Henri et Sandrine, les six salariés qui saisissent les prud'hommes, dénoncent tous des conditions de travail déplorables. Cinq d'entre eux ont été, à un moment ou un autre, en arrêt maladie. Beaucoup parlent de « harcèlement moral ». « Je me faisais critiquer, traiter d'incompétent, de pas mûr et sans aucune expérience », dit l'un d'eux. « Le patron et sa femme disaient toujours qu'on était des fainéants », ajoute une autre. Selon Laurence, « ils nous donnaient des surnoms. Moi, c'était Mémère. Une autre, c'était Bébête. » « Tous les matins, explique Vanessa, on se demandait qui allait se faire licencier, qui allait être insulté... Delphine vomissait tous les matins avant de venir travailler. » Elle est convaincue qu'avec un CDI ou un CDD, jamais leur patron n'aurait pu se comporter ainsi. « Il licenciait à tout-va, raconte Laurence. À part la rémunération, j'avais plus l'impression d'être en stage qu'autre chose. Cela a fini par tellement me peser que je lui ai demandé si tout était légal. Il m'a répondu : Le CNE est fait pour cela. » Vanessa renchérit : « Le CNE est un bond en arrière. C'est important pour nous de savoir pourquoi nous sommes licenciés, pour avancer, admettre nos erreurs... Cette histoire me dégoûte un peu du monde du travail. » Sandrine acquiesce et conclut : « C'est bien ce que font aujourd'hui les étudiants contre le CPE. » Le gérant du Bazarland de Douarnenez, Bruno Blanchain, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Lénaïg Bredoux Source : L'Humanité - 16.03.06

    Posté par A_K_S, 31 mars 2006 à 17:43 | | Répondre
  • Bon alors d'abord une petit écartade pour la personne qui se plaignait des signatures avec des pseudos "idiots" désolé je signe Karibou parce que tout le monde me connait sous ce pseudo,de + que gagnerait vous à savoir que je m'appelle Julien Clarebout élève en prépa MP à Robespierre?

    Bon désolè à Patch de ne répondre que maintenant à son message mais je suis interne à Arras ou l'accés à internet m'est difficile.

    Désolè aussi de ne pas avoir assister aux réunions mais j'avait plusieurs bonnes raisons de ne pas m'y presenter,la premiére étant que comme vous avez du le voir certains profs de prépas (en particulier mon prof de physique) sont assez susceptible et même exessif quand on leur parle du blocus,et que mon avenir etant entre leurs mains contrairement aux autres prépas(je demande une équivalence pour aller à la fac que seul mes profs peuvent m'aider à obtenir) il vaudrait mieux que j'évite de me facher avec eux particuliérement maintenant ou la fin d'année est proche.Je préfère donc continuer à donner mon avis dans l'ombre

    Je voit que les messages sont de plus en plus agressifs depuis ma derniére visite,je voit des message long,lourds avec une argumentation trop "légère" qui ne me donne guére envie de les lire:comme celui ci dessus qui semble citer plusieurs exemples où le CNE à échoué,désolé mais ce n'est pas une argumentation,je pourrais aussi dire qu'actuellement ma soeur a obtenu du travail grâce au CNE (le patron ne voulait pas embaucher d'employés supplémentaires dans d'autre cas) doit je pour autant dire que CPE CNE c'est bien,non il faut tout de même relativiser.

    D'un coté il faut penser que les patrons ne sont pas tous que des enfoirés qui ne pense qu'à la tune et se foute de la geule de leurs employés,c'est un reproche que j'ai fait àa de nombreuses personnes cette semaine de vouloir mettre tout le monde dans le même sac ,même si on pouvait me le reprocher aussi au début du mouvement quand je considérais tout les "bloqueurs" comme des "squatteurs" j'ai d'ailleurs vu par une récente affiche que cette appellation à interpellé quelques uns d'entre vous.

    Je vais me permettre de séparer mon argumentation pour/contre CPE et pour/contre blocus car ce sont deux choses trés distinctes.

    Le gros avantage du CPE c'est que ça a des chances de pousser les patrons à l'embauche(les méchants patrons comme les gentils) faut les comprendre les gentils ils ont une affaire à faire tourner et ils aimeraient pas embaucher un "glandeur" par mégarde et avoir toutes les peines du monde à s'en débarrasser parskil sont sous CDI même si ils sont mieux placés ce serait injuste que les petits patrons s'en prennent plein la geule à cause de ça: les employés ne sont pas tous des mecs bien non plus.De + pourquoi s'emmerder à former un employé pendant deux ans,le virer alors qu'il à fait ses preuves pour tout recommencer,je pense pas que ce sera rentable aux patrons.

    Mais il est vrai que le fait de pouvoir licensier sans justification et vraiment aberrant surtout sur une aussi longue période d'essai de 2 ans,6 mois (au pire 1 an)suffisent pour se faire une idée sur un employé.

    Surtout que 2 ans sans pouvoir fixer sa situation c'est de trop même si les banques ont promis de considerer les préts pour un CPE de maniére égale que pour un CDI je ne trouve pas ça suffisant.

    Mais ce que je ne n'accorde pas du tout et de faire passer la loi grâce au 49-3 (même si on peut reprocher à l'assemblé nationale de ne pas avoir déposé de motion de censure alors qu'il savait trés bien le bordel que ça risquerait de faire en France,un gros reproche que l'on peut faire aux opposants du gouvernement c'est de laisser faire pour qu'il s'en prenne plein la geule,ça sent les prochaines élections non?)

    Pour ce qui en est du blocus je suis toujours contre,j'accorde au depart avec 90% de lycéens qui soit pour on ne pouvait que laisser faire et l'argument privation démocratique de la liberté d'autrui ne pouvait que guére être entendu.
    Mais il me semble que qu'aujourd'hui il est passé à 53% d'accord c'est une majorité mais 47 % contre ne me semble pas négligeable,cela doit representer plus de 400 personnes qui sont privées de leur liberté,de leur droit à l'éducation par le blocus.Je ne sait pas exactement la repartition des votes mais j'ai crut entendre que la majorité des "contres se trouvaient en terminale et en premiére,autrement dit les personnes les plus responsables (même si il n'y a qu'un an d'écart) car s'approchant de leurs examens(même si on s'en fiche car vous risquer d'être surnoter au bac vu la situation,on peut surtout penser à l'aprés-bac,par exemple les futurs prépas faqueux ou BTS qui risquent de rencontrer de nombreuses lacunes,statistiquement le niveau baisse chaque année cela risque de continuer l'an prochain).

    Patch,tu me demandes de meilleures solutions que le blocus pour faire réagir le gouvernement,les manifestations en sont déjà une,des gens ont écrits des lettres aux gouvernements,1 lettre par anti-CPE,3 millions de lettres dans la boite aux lettres de l'élysée ça risque peut la faire exploser.
    Mais il est vrai que mes idées ne sont pas nombreuses et il me semble que vous avez meilleure imagination que moi(pas mal l'idée des gars qui tombent raides sur la place au mot CPE,ou la vente d'employées à jeter,ce sont ces actions là qui ont le + d'effets et qui améneront le gouvernement à plus de discussion sur cette loi.

    Posté par Karibou, 31 mars 2006 à 19:04 | | Répondre
  • A_K_S tu comprends la vie ??

    Ah ca y est voila le refrain sur les moV patrons.... Des mauvais patrons y en a tjs U, y en ora tjs que peut-ont faire ??? Si on veut on peut aussi parler des mauvais employer... Par exemple y a bcp de fonctionnaire qui ne servent a rien, juste embaucher pour faire des voix pour le parti socialiste, apres y a tous ceux qui s'arrange pour prendre des congés maladie...ETC...ETC Prendre des exemples comme ca c'est facile, on interview tjs ceux qui sont pas content mais pour 5 ou 6 de pas content y en certainement et c'est plusieur centaines qui sont tres heureux grace aux CNE et qui seront tres heureux grace au CPE !!! fodrai p-e trouvé de bons arguments pour demonté un aussi bon projet pour notre avenir qu'est le CPE !!

    Posté par Thomas, 31 mars 2006 à 19:05 | | Répondre
  • de pire en pire!

    tu veux un argument???
    arrête de ne regarder que toi, ton argent, et de défendre ton père ou ta mère qui sont sans doutes employeurs!
    je suis écoeurée de voir à quel point les gens perdent leur humanité! crois tu réelement de vomir avant d'aller bosser parce que t'as tellement la trouille, c'est être un mauvais employé? crois tu réelement qu'un employé qui part en dépression à cause du stress de sa hierarchie le fait pour ne pas travailler?
    si tu veux un bon argument aussi, va voir un prof d'éco il va de démonter direct les abérations que tu avances. aussi! Si tu t'étais un peu interressé à ce qui se passer dans le lycée, tu aurais vu que monsieur Sylvain avait fait un atelier tres interressant sur les causes du chômage en france et tu aurais alors compri que ni le CPE ni le CNE ne peuvent altérer ce problème! voilà renseigne toi et réfléchit plus loin que le bout de ton nez!

    Posté par perrine, 01 avril 2006 à 16:40 | | Répondre
  • Bah, je crois que les deux critique n'ont pas compris les exemples que j'ai donnés : il s'agit pas de dire que les patrons sont mauvais (ce serait stupide), mais de dire que'un contrat d'embauche qui permet de tels dérapages n'est pas bien établi c'ets tout.
    Posté par A_K_S, 01 avril 2006 à 20:54 | | Répondre
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